Vie de la paroisse

Vénération des reliques à St Irénée

 

Dans le cadre de sa fête paroissiale, l’église St Irénée organise une célébration de vêpres le samedi 29 septembre 2018 à 18h à l’église St Irénée suivie de la vénération des reliques. 

 

Les reliques sont le témoignage vivant de la conservation de la matière en dehors des règles de dégradation de la nature, signe de la Résurrection de la chair. 

Le corps est rendu imputrescible et émane parfois de lui un parfum de bienheureuse odeur.

 

Les reliques vénérées sont : Une relique d’un morceau de la Ste Croix et une épine de la Sainte Couronne, une relique de St Clément pape de Rome (1er S), de St Victor de Marseille (303), de Saint Mamert (évêque de Vienne mort en 475- relique émanant un parfum), de St Germain d’Auxerre (488), de St Césaire d’Arles (542) , des Saints Moines des grottes de Kiev  (reliquaire offert par Mrg Antoine recteur de l’académie du monastère des Grottes de Kiev)  et de St Alexis d’Ugine (1934) ainsi que deux icônes qui contiennent respectivement une relique de St Antoine le Grand (356) et St Alexandre Nevsky (1263)  

 

Saint Jean Damascène : « Les saints sont devenus par la grâce ce que le Christ se manifeste par nature, c'est-à-dire qu’ils deviennent par la Grâce : de pures demeures vivantes de Dieu. En conséquence, comment ne pas vénérer des temples animés de Dieu, des demeures corporelles animées de Dieu. Ceux-ci, étant vivants, se tiennent avec hardiesse devant Dieu ». 

 

 

Père Jean Baptiste 

 


APPEL A COTISATION

 

Chères amies, chers amis,

Votre cotisation est indispensable au bon fonctionnement de la Paroisse Saint Irénée.

Pour cette année 2018, merci de penser à renouveler votre cotisation avant le 31 décembre.

Un reçu fiscal vous sera délivré pour votre déclaration d’impôts de 2018, à l’aide duquel vous pourrez déduire 66% de la somme versée 

( pour 100€ de don , 66€ seront déduits de vos impôts !) 

Si vous payez par chèque, merci de le libeller à l'ordre de "Association cultuelle Saint Irénée"  
Vous pouvez remettre votre don soit directement à la paroisse le dimanche soit l’envoyer à notre trésorière 

Anne-Marie Gardies, 6, impasse du Maroc ,13012 Marseille
 

Par avance merci pour votre soutien.

Le conseil de St Irénée


Hommages au Père André Borrély

Merci, Père André !

Depuis quelques années déjà, les progrès de la maladie t’avaient peu à peu éloigné de l’autel, toi qui avais mis la célébration liturgique au centre de ta vie. Mais tu concélèbres maintenant avec les anges dans le ciel, en une liturgie incessante. Tu n’avais pas pu supporter le départ de Marie, ton fidèle et indéfectible soutien dans la vie et dans ton ministère, tu l’as retrouvée selon ton désir le plus cher, et tu es maintenant auprès d’elle, et vous intercédez pour nous auprès du Christ, de sa Mère et de tous les saints, en premier lieu auprès de Saint-Irénée, le patron de notre paroisse, que tu as servie et guidée pendant plusieurs décennies, à partir du 21 novembre 1994, lorsque le Père Cyrille est entré dans la maison du Père.

Les paroissiens de Saint-Irénée, grâce à toi, ne se sont pas retrouvés orphelins, malgré le chagrin et le manque qu’ils éprouvaient après le départ de leur pasteur et guide spirituel. Tu t’es donné sans compter, assumant une succession difficile à porter, mais tu l’as fait avec les charismes que Dieu t’avait donnés, célébrant, enseignant, écrivant, conseillant et guidant. Nous te remercions, ainsi que Marie, pour toutes ces années de service, pour cette vie que vous avez donnée à l’Eglise.

Tout n’a pas été facile, car tu voulais aller au bout de ta foi, et tu étais aussi en proie aux interrogations spirituelles, prenant à cœur les premières paroles des prières avant la communion : « Je crois, Seigneur, et je confesse, que tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, venu au monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. » Cette humilité a imprégné toutes tes célébrations.

Nous te remercions pour avoir guidé et maintenu notre paroisse dans la véritable orthodoxie, une orthodoxie ancrée dans la Tradition, profonde, simple, droite.

Je te suis, quant à moi, profondément reconnaissant pour la formation liturgique que j’ai reçue auprès de toi, et qui me permets, maintenant, de poursuivre ta tâche. C’est à tes côtés que j’ai appris à célébrer, au cours de centaines et de centaines de liturgies. Tu m’as appris la rigueur de la célébration liturgique byzantine, et aussi comment la pratiquer dans les conditions de vie actuelles des prêtres et des fidèles, en restant fidèles, tout en l’adaptant, au modèle idéal, qui a pu être celui de Constantinople et des monastères. La célébration liturgique reste le centre de la vie de notre paroisse.

Merci, Père André, merci, Marie, pour tout ce que vous nous avez donné.

Mémoire éternelle !

P. Daniel et le conseil paroissial Saint-Irénée

 

 

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Homélie du Métropolite, Mgr. Emmanuel

Funérailles du protopresbytre André Borrély

Marseille, le 12 juillet 2017

 

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit,

A l’heure où notre cher Père André entreprend un ultime voyage vers le Père céleste, nos prières l’accompagnent, ainsi que sa famille qui aujourd’hui le pleure. Le Père André a toujours eu une place particulière dans la vie de notre Métropole, non seulement en raison de son immense activité pastorale à Marseille et au sein de la paroisse Saint-Irénée, mais aussi en tant que théologien et intellectuel. Car le Père André était un homme de prière et de culture par lequel l’orthodoxie a rayonné dans la société française.

Il y a quelques années, il transmettait les clés spirituelles de la paroisse Saint-Irénée au Père Daniel Bresson. A cette occasion, j’avais pu lui témoigner de mes plus sincères remerciements pour les décennies qu’il avait consacrées à l’édification, à la fortification et l’inspiration de cette belle communauté de Marseille. C’est avec le talent qu’il a reçu de Dieu qu’il a enseigné, conseillé et transmis la foi de notre Eglise. Il a su redonner à la philosophie - matière don il a été l’enseignant – le sens d’une métaphysique chrétienne par  laquelle le cœur, l’âme et l’intelligence sont transfigurés. N’était-ce pas d’ailleurs le titre de l’un de ses ouvrages, « L’homme transfiguré » ?

L’homme de lettres était aussi un homme de dialogue. Ce dernier a pris des formes multiples dans sa vie. La première est certainement la plus importante. Il s’agit de la prière qu’inlassablement il a fait monter vers le Seigneur, dimanche après dimanche, liturgie après liturgie. Par cet exemple, le Père André a parfaitement démontré qu’il faut à la fois de l’intensité, mais aussi de la persévérance dans la prière. Une autre forme de dialogue s’est concrétisée dans une initiative dont il a été la cheville ouvrière. Il a su contribuer très activement au rayonnement de l’orthodoxie au cours de ses nombreuses interventions sur les ondes de Radio dialogue (maintenant RCF-Dialogue, ndlr.).

Je suis fier d’avoir pu compter le Père André parmi les membres de notre Sainte Métropole de France et je suis d’autant plus heureux que son héritage puisse être préservé par le Père Daniel Bresson, l’actuel recteur de la Paroisse Saint-Irénée, personne qu’il a lui-même préparée à ces responsabilités. Aussi, je prie le Seigneur pour que l’exemple du Père André puisse être suivi, comme lui-même a mis ses pas dans ceux du Père Cyrille Argenti, de bienheureuse mémoire.

Aujourd’hui nous prions avec intensité pour le repos de son âme, alors qu’il a rejoint celle qui l’a tant aidé dans son ministère et qu’il a tant aimée, Marie, qui s’est endormie avant lui. Au moment où nous mettons son corps en terre, nous entendons, dans le silence de cet été azuréen, le murmure d’une voix qui s’élève : « C’est bien, bon et fidèle serviteur …, viens te réjouir avec ton Maître » (Mt, 25, 21)

Que sa mémoire soit éternelle !

 

 

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Hommage du Père André Louchkoff lors de la pannychide célébrée pour  l’inhumation du Père André au cimetière de Toulon le 13 juillet 2017

 

Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit !

 

Très chers frères et sœurs en Christ,

Lorsque notre Seigneur Jésus-Christ apprit la mort de son ami Lazare, Il pleura, Il pleura de toutes ses larmes, et ceux qui étaient avec Lui dirent : « Comme il l’aimait ! »

Aujourd’hui, c’est à notre tour de pleurer le départ de notre frère et concélébrant Père André, et nous pouvons tous nous dire les uns et autres : « Comme nous l’avons aimé, comme nous l’aimons, et comme nous l’aimerons. »

Père André nous laissera à tous un grand souvenir en nos cœurs, un souvenir que le temps n’effacera pas, et ceci pour plusieurs raisons essentielles :

            tout d’abord, pour sa culture universelle, culture grecque, culture latine, culture philosophique, et surtout culture théologique ; Père André était un puits de science et de sagesse,

            ensuite, pour sa droiture d’esprit, son honnêteté intellectuelle ; chez lui, pas de chemins sinueux, pas de détours, mais toujours des chemins droits et sans aucune ambiguïté,

            et finalement pour son humanité, sa générosité, son pragmatisme, et surtout sa disponibilité.

Il était en somme un frère, un père spirituel, qui avait un pied sur terre, et surtout, un autre pied dans les cieux.

Très cher Père André, notre frère et concélébrant,

Toi qui viens de t’endormir dans l’attente de la Résurrection pour la vie éternelle, toi qui es maintenant parmi les anges, très cher Père André, intercède auprès de Notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ, afin qu’Il nous envoie la grâce nécessaire pour suivre ton exemple, exemple d’une vie matérielle et spirituelle exemplaire.

« Le Christ est ressuscité des morts, par la mort il a vaincu la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie. »

Il la donne, et Il la donnera en tout temps, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles . Amen.

Alleluia, alleluia, alleluia, gloire à Toi, ô Dieu,

Notre espérance Seigneur,

Gloire à Toi.

 

 

 


30 septembre 2017 :                                                              Fête paroissiale et ordination diaconale

Samedi 30 septembre a été célébrée la fête patronale de la paroisse Saint-Irénée, en présence du métropolite Mgr. Emmanuel. A cette occasion, Mgr. Emmanuel a ordonné diacre Jean-Baptiste Garrigou, qui devait être ordonné à la prêtrise le lendemain, dimanche 1er octobre à l’église de la Dormition. Nous remercions Mgr. Emmanuel de nous avoir donné le texte de son homélie, que nous avons la joie de présenter à nos lecteurs    

Homélie de son Eminence, le Métropolite Emmanuel de France le 30 septembre 2017

Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit,

La vie de l’Eglise aujourd’hui, plus qu’à tout autre époque, nous interroge sur la signification de l’amour. L’amour est identique au sens de la vie, car l’amour en dépit de ce que nous pensons ou imaginons très souvent, n’est pas un simple sentiment. Quand nous parlons de Dieu, et nous disons que Dieu est amour, nous ne voulons pas dire qu’il est un simple sentiment. Nous entendons quelque chose de plus profond, que Dieu est une plénitude de vie et d’être. Et cela s’applique également à notre amour humain. Quelqu’un qui est possédé par l’amour possède une plénitude de vie en lui-même, il habite le sens de la vie, le pouvoir de la vie. Et cela génère de la joie, du courage, de l’enthousiasme, et tellement au-delà de tout que la mort elle-même est dépassée. La sainte Ecriture dit que l’amour est plus fort que la mort. En effet, il st plus fort que la mort parce qu’elle est dépassée par sa plénitude, son pouvoir, son intensité jaillissante de la résurrection, qui projettent dans la vie éternelle. Et c’est pourquoi l’amour est capable du sacrifice ultime, non seulement de donner et de recevoir, mais de se donner pleinement.

Vous vous souvenez peut-être des paroles du Christ : « Le Père m’aime parce que je donne ma vie, pour ensuite la recevoir à nouveau. Personne ne me l’enlève, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de la recevoir à nouveau: tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père » (Jean 10, 17-18). A cet égard, l’amour, la plénitude de la vie qu’il exprime, est invulnérable. Les gens peuvent prendre notre vie, les gens peuvent nous mettre à l’épreuve, et pourtant nous restons invulnérables, parce que personne n’asservit quelqu’un qu’il aime.

Personne n’a plus d’amour que celui qui donne sa vie pour ses amis. Et aujourd’hui, l’ordination diaconale du Père Jean-Baptiste Garrigou nous le rappelle avec d’autant plus de force. Le sacrement de l’ordre n’est pas qu’une fonction dans l’Eglise, c’est un charisme au service de l’Eglise. On sert l’autel comme les personnes, parce qu’on l’aime. Aussi aimerais-je féliciter le nouveau diacre pour le don de lui-même qu’il a fait à l’Eglise. Cher Père diacre, vous avez grandi au contact des services liturgiques et de la pastorale de votre père, dont je salue la mission et vocation pendant toutes ces années. Vous comprenez ce dont il en retourne. En tant qu’iconographe, je suis certain que vous prenez conscience de la profondeur du nouveau service auquel l’Eglise vous appelle aujourd’hui ; une plénitude d’amour, une plénitude de don, une plénitude de vie.

Axios !Et que Dieu vous bénisse, vous et votre famille, Amen.    


Appel aux bonnes volontés, confection des prosphores.

 

 

Recette de la Prosphore

 

 

Pour 1kg de farine, ½ litre d’eau très chaude, 1 cube de levure du boulanger.

 

 

Avant de commencer le travail, allumer une veilleuse et dire une prière (Notre Père).

 

 

Dans un saladier, verser la moitié de la farine et le demi litre d’eau très chaude.

Bien pétrir.

Dans un petit bol, émietter le cube de levure et le délayer dans un peu d’eau tiède. Ajouter à la pâte. Pétrir à nouveau et ajouter le reste de farine.

Pétrir encore jusqu’à ce que la pâte soit bien homogène et se détache du saladier.
(On peut également se servir d’un robot électrique.)

 

Couvrir le saladier d’un linge propre et laisser lever la pâte au moins une heure. (Selon la température de la pièce, le temps de pause sera plus ou moins long).

 

Préchauffer le four à 120°C (Thermostat 4), position chaleur tournante.

 

Sur le plan de travail préalablement fariné, partager la pâte en 2 boules inégales (2/3, 1/3 environ).

 

A l’aide du rouleau à pâtisserie, étaler la plus grosse des 2 boules jusqu’à obtenir un disque d’environ 25 cm de diamètre et 4cm de hauteur.

 

Déposer cette pâte ainsi préparée sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé.

 

Etaler la 2ème boule de manière à former un plus petit disque (10 à 12 cm de diamètre et 1,5 cm de hauteur environ).

Imprimer le sceau sur ce disque.

 

Humecter légèrement la surface du grand disque (avec la paume de la main ou un pinceau). Déposer le petit disque de manière concentrique sur le grand disque.

 

Vérifier que les 2 disques sont bien solidaires.

 

Avec une tige métallique (aiguille à tricoter par exemple), piquer 4 trous en croix à la jonction des 2 disques.

 

Enfourner et laisser cuire 1h30 à 1h45.

Au bout d’une heure environ, surveiller la cuisson de manière à ce que le pain reste bien blanc. S’il prend une coloration dorée, le protéger avec un papier aluminium.


Fête paroissiale de l'église Saint Irénée       le 18 septembre 2016

Comme chaque année à cette même période nous avons fêté Saint Irénée, patron  de notre paroisse dans la joie et la bonne humeur.

Des fidèles des différentes paroisses de Marseille se sont joints à nous pour célébrer la liturgie de Saint Irénée. Après la liturgie, nous nous sommes retrouvés pour des agapes festives.

 

 Un magnifique buffet nous attendait préparé avec goût et amour par les paroissiennes et les paroissiens.

 

Le p. Cyril Constanza et le p. Jean Gueit nous ont rejoints avec leurs épouses et d’autres fidèles de leurs paroisses respectives à la fin de leur liturgie.

 

La journée s'est terminée dans la joie et la fraternité.

 


Visite de Mgr Jean à la paroisse                   St Hermogène de Marseille

 

 

 

 

Les 2 et 3 Octobre, Mgr Jean de Charioupolis a rendu visite à la paroisse St Hermogène de Marseille, à l’occasion de la fête des saints hiérarques de Moscou, parmi lesquels figure le protecteur de l’église.

 

  Le samedi, l’Archevêque Jean, accompagné de l’archiprêtre Jean (Gueit) et du secrétaire Jean Charmois, a été reçu par le Maire du 8° arrondissement, dans lequel se situe l’église, puis par Mgr Pontier, archevêque catholique de Marseille et président de la conférence des évêques de France. Tous deux ont réservé à Monseigneur Jean un accueil très chaleureux.

 

L’Archevêque a ensuite rencontré les paroissiens de Saint Hermogène, avant de célébrer avec eux la Vigile de la fête.

 

  Le dimanche il a présidé la Divine Liturgie, entouré du père Jean, recteur de la paroisse et du père Serge (Vaes). Au cours de la célébration, il a élevé le père Jean à la dignité d’archiprêtre mitré.

 

  Dans l’homélie qu’il a prononcée, l’Archevêque Jean a rappelé que le premier commandement (« Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton  âme et de tout ton esprit ») est indissociable de l’amour du prochain et qu’un chrétien  ne peut proclamer qu’il aime Dieu, qu’il ne voit pas, s’il est incapable d’aimer ceux qu’il voit près de lui.

 

Après la liturgie, tous les participants se sont rassemblés pour de chaleureuses agapes dans les locaux de l’église St Irénée, paroisse francophone de la Métropole grecque,

 

où les a accueillis chaleureusement le père Daniel (Bresson), recteur de la paroisse ainsi que plusieurs paroissiens, amis de longue date de la paroisse St Hermogène.

 


Fête paroissiale Saint-Irénée


Dimanche 27 septembre 2015 a eu lieu la fête patronale de la paroisse Saint-Irénée. Le Métropolite Monseigneur Emmanuel a présidé la liturgie pontificale concélébrée par les pères Ioannikios (église de la Dormition), Daniel (Saint Irénée), et Georges (Saints Côme et Damien, Avignon), en présence des pères André et Joachim. Une nombreuse assistance, venant des paroisses de Marseille et aussi d’Avignon, avec beaucoup d’enfants ont assisté à cette liturgie de fête, portée par la chorale de Saint-Irénée, renforcée par les apports des autres paroisses.
A la fin de la liturgie, Mgr. Emmanuel, dans son homélie qu’il a bien voulu nous communiquer pour que nous la publiions, a remercié le P. André pour les vingt années de service assurées avec un grand dévouement à la tête de la paroisse Saint-Irénée et a exprimé toute sa confiance  à P. Daniel pour poursuivre la tâche accomplie par P. Cyrille et P. André. P. Daniel a remercié  très vivement Mgr. Emmanuel pour sa présence, et souligné que les paroisses ont besoin de vivre concrètement la sollicitude de l’Eglise que  leur pasteur leur manifeste par sa présence. Puis il a remercié P. André au nom de la paroisse (« Merci, père André », texte ci-contre). Père André a répondu au Métropolite, et nous a confié le texte que nous publions ici-même.
Des agapes festives, magnifiquement préparées par les paroissiennes et  les paroissiens, nous ont ensuite rassemblés dans une ambiance de fête et de joyeuse fraternité, pour lesquelles le P. Jean Gueit nous a rejoint avec un groupe de paroissiens, après la fin de la liturgie à Saint-Hermogène. Cela nous a apporté un grand réconfort  de de nous retrouver pour cette journée festive avec nos amis des paroisses de Marseille et d’Avignon, et de partager avec eux, autour de notre Evêque, la communion  au corps du Christ et aux nourritures terrestres.
Merci à tous,

 


« Orthodoxes à Marseille »

HOMÉLIE

Le Métropolite Emmanuel, de FranceDimanche 27 septembre 2015 à la paroisse Saint-Irénée

Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit,

« Vous serez des pêcheurs d’hommes » dit le Christ à saint Pierre dans la lecture évangélique d’aujourd’hui (Luc 5, 1-11). L’appel et la vocation des premiers disciples du Christ rendent d’autant plus importantes ces paroles. Mais qu’est-ce qu’être pêcheur d’homme ? Il ne faudrait pas tomber dans la tentation de penser que l’Église appâte ses fidèles par des miracles flamboyants. Aujourd’hui, le véritable miracle de l’Église réside dans sa normalité. L’extraordinaire habite l’ordinaire. À contre-pied  du sensationnalisme de notre époque marquée par l’image et le buzz, nous avons toujours plus besoin de stabilité. Cette stabilité, c’est ce que nous offre l’Église.

Pour autant, stabilité ne veut pas dire se fossiliser dans une pure adoration du passé. Il s’agit de faire de l’espérance en la vie éternelle la condition de notre vocation chrétienne. Devenir pêcheur d’hommes, ne veut pas dire non plus convaincre. Effectivement, nous pourrions être tentés d’affirmer que nous possédons la vérité et qu’à ce titre l’évangélisation se résume à faire valoir nos arguments et convaincre ceux qui le voudraient bien. Or si nous croyons être les dépositaires de la vérité, nos arguments resteront bien en deçà de ce dont nous espérons être les témoins. Par ailleurs, parce que l’orthodoxie est une expérience totale, nous ne pouvons nous satisfaire d’un seul débat d’idées. Bien au contraire, l’adhésion ne peut venir que de l’intelligence si elle est elle-même liée au cœur.  La grande tradition philocalique nous apprend que la prière est la seule véritable manière d’évangéliser, car les mots sont vides de sens si l’Esprit-Saint ne les imprime pas dans le cœur.

Si faire des disciples du Christ n’en revient pas à convaincre, il s’agit alors de convertir. Si nous disons que tous les chrétiens sont des convertis, quel qu’en soit l’instant de notre vie, c’est bien parce que l’Esprit du Seigneur nous y pousse, parce qu’il nous transforme de l’intérieur pour que nous soyons agrégés au corps du Christ qu’est l’Église. Faire des disciples, être des pêcheurs d’hommes n’en revient donc pas uniquement à pousser à la conversion notre prochain, mais il consiste surtout à être nous-mêmes des convertis qui continuellement cherchons le miracle invisible du Christ dans nos vies.

Chers frères et sœurs en Christ,

Vous le savez, c’est toujours pour moi un immense plaisir d’être parmi vous. Je sais que ces derniers temps votre communauté connaît une évolution, certes nécessaire, mais comme toute évolution, elle nécessite pour vous de trouver un nouvel habitus ecclésial. Je tiens à féliciter et à remercier le Père André Borrély pour la dévotion qu’il a démontrée pendant tant d’années au service de cette communauté, dont il avait reçu la responsabilité après le décès du Père Cyrille Argenti. Je pense très sincèrement que nous devons nous réjouir qu’une troisième génération de prêtres prenne progressivement la direction spirituelle de votre paroisse. Le Père Daniel a lui aussi toute ma confiance. Parallèlement, c’est toute votre communauté qui doit être félicitée pour son courage et sa persévérance, ainsi que pour le témoignage qu’elle porte du message évangélique dans la société marseillaise. Je parlais précédemment de stabilité. C’est la qualité qui vous caractérise le mieux et je vous en félicite.

Que Dieu vous bénisse !


P. André a bien voulu nous confier le texte de sa réponse à Mgr. Emmanuel lors de la liturgie du 27 septembre, fête paroissiale de Saint-Irénée, pour les paroles de remerciements que celui-ci lui avait adressées à l’occasion de sa retraite (la Rédaction).



Monseigneur,

Bénissez.

Les paroles imméritées que vous venez de m’adresser avec l’affection que vous m’avez  souvent témoignée depuis que j’ai l’honneur de servir le Christ sous votre omophore, ces paroles m’émeuvent plus que je ne saurais dire.

Il y a plus de 44 ans que, par l’entremise du très regretté et fol en Christ  père Cyrille, je fus reçu dans l’Orthodoxie. Nos liens furent resserrés par le fait qu’il signa ensuite, avec la ferveur qu’il mettait dans tout ce qu’il faisait, le co-témoignage requis pour l’ordination diaconale. Il m’avait écrit dans une lettre : Mon âme est en symphonie avec la vôtre. Si je le qualifie de fol en Christ, c’est parce qu’il eut l’audace tranquille de me donner la chrismation dès la deuxième liturgie à laquelle il me fut donné de prendre part.

Dans les mois bien difficiles que je viens de vivre, j’ai longuement médité ce qu’il m’avait dit de la paroisse Saint Irénée un jour : c’est une belle paroisse. De fait, ne fallait-il pas être quelque peu fol en Christ pour faire ce que firent certains d’entre vous qui vinrent me chercher à Six-Fours le samedi soir ou le dimanche matin, faisant un second aller-retour Marseille-Six-Fours-Marseille au décours de la divine liturgie dominicale. Comment voulez-vous que je puisse oublier cela ?

Un prêtre est un charbon : froid, il nous salit, ardent, il nous réchauffe et nous éclaire. Mais il peut arriver qu’il soit en conscience tenu de nous aider à cautériser ce qui nous empêche d’entrer dans l’acte générateur éternel du Père qui fait à son Fils le don de son vivifiant Esprit et qui par ce don fait de son Fils le Réceptacle éternel de l’Esprit et, partant, ici-bas, son unique Dispensateur. A tous ceux et celles à l’égard desquels je fus peut-être parfois un charbon froid, je demande pardon.

Et comment oublier le geste de Mgr Mélétios, le 16 octobre 1983, déposant dans mes mains l’Agneau après l’épiclèse et me disant : Reçois ce dépôt : tu devras en rendre compte au jour du Jugement.

Depuis que la France a cessé de dépendre de l’archevêché londonien de Thyateiron, trois métropolites se sont succédé à la tête de la sainte Métropole de France : Mgr Mélétios, Mgr Jérémie et Mgr Emmanuel. Or tous trois ont incarné ou continuent d’incarner l’épiscopat orthodoxe dans la même perspective, chacun, comme il est normal, avec son altérité personnelle. Je trouve qu’on ne rend pas assez grâces à Dieu d’avoir eu et d’avoir encore trois métropolites qui, sans faire de bruit, lentement, patiemment mais sûrement, rayonnent un épiscopat sacrificiel, humble qu’un texte liturgique et un verset de saint Paul évoquent infiniment mieux que mes pauvres paroles ne sauraient le faire. Le texte liturgique est la première des sept prières sacerdotales du Lucernaire. Ce que la sainte Eglise dit à son Epoux divin me parait bien évoquer ce qu’il y a eu ou ce qu’il y a encore d’essentiel dans l’épiscopat des trois métropolites sous l’omophore de qui le dessein divin fut que je vive ma prêtrise.

La première prière du lucernaire dit au Dieu triunique qu’il est puissant lorsqu’il est miséricordieux. Il ne s’agit pas d’être gentil mais bon. Il ne s’agit pas d’être pur au point de devenir dur. Il ne s’agit pas de situer le contraire du péché dans la vertu mais dans la foi et l’amour.

Quant à saint Paul, écrivant aux pagano-chrétiens de Corinthe, il a cette formule admirable : Nous ne sommes pas les maîtres de votre foi, nous sommes les serviteurs de votre joie. (II Co. 1, 24). Et quelques mois plus tard, ici même, vous avez récidivé en nous assurant qu’au jour du Jugement, on ne nous demandera pas notre passeport.

Monseigneur, merci d’avoir bien voulu présider cette divine liturgie. Avant de vous demander de ne pas nous oublier dans vos saintes prières, laissez-moi vous conter comment, à la liturgie d’ordination presbytérale du p. Elie, alors que je venais de faire votre connaissance depuis moins d’une heure, et n’ayant pas encore pu faire l’expérience de la bonté, de l’estime, de la confiance et de la prévenance que vous ne tarderiez pas à me manifester, j’ai eu l’évidence que vous alliez incarner le type d’évêque qu’attend le peuple de Dieu en ce troisième millénaire de l’existence de la sainte Eglise. Devant prononcer la prière autorisant le nouveau prêtre à entendre les confessions, vous vous êtes adressé à moi en quête d’un "Arkhiératikon" (recueil contenant les offices propres à l’Eglise orthodoxe, notamment offices réservés à la fonction épiscopale) en langue française. Mais je n’avais pas du tout prévu une cette éventualité. Vous vous êtes alors résigné à lire le texte en grec, mais la lecture fut précédée du commentaire suivant : J’espère que le Seigneur comprend le grec. Un tel humour dans un tel contexte me porta à penser qu’une page était définitivement tournée et que j’avais eu raison de rassurer le père Cyrille qui, au décours de l’ultime liturgie pascale que nous concélébrâmes, le 18 avril 1994, malgré la solidité qui le caractérisait, demeurait un homme fragile et angoissé. Il m’avait demandé si désormais les évêques pourraient revenir sur ce qu’ils avaient accordé jusqu’ici à Saint-Irénée, soutiendraient, encourageraient ce qui est la raison d’être de notre paroisse : la déconnexion du liturgique et de l’ethnique. Avec Mgr Jérémie le père Cyrille pouvait être tranquille. Mais après Mgr Jérémie ? Après Mgr Jérémie est venu Mgr Emmanuel, envoyé par  Dieu, ainsi que nous le qualifions au moment de la "Fimi", quand, dans la divine liturgie épiscopale de langue grecque, nous proclamons les titres de l’évêque célébrant. Il est loin le temps où, à Toulon, un consul honoraire disait, en pénétrant dans l’église de la Sainte Trinité : Ici je suis en Grèce. Et à la même époque, à Marseille, un consul général disait au jeune père Cyrille : Cela ne me fait rien qu’un Grec soit athée pourvu qu’il soit orthodoxe. Un Français sera tenté de penser que ce consul était idiot. Ce serait oublier que la conversation eut lieu en grec et que ce Monsieur a dû dire, non point orthodoxe, mais grec-orthodoxe.

Et alors toute la question est de savoir si l’on est grec ou français avant d’être orthodoxe ou bien orthodoxe avant d’être français ou grec. En France nous avons connu la même hérésie avec Charles Maurras, fervent catholique devant l’Eternel, directeur de conscience – je ne dirai pas père spirituel cette appellation est trop belle pour qu’on la dévoie et la pollue -- mais athée depuis l’adolescence et avec un entêtement de mulet, convaincu de la culpabilité de Dreyfus qui, étant juif, ne pouvait être que coupable.

Et ici-même, peu de temps après l’ordination du P. Elie, vous avez récidivé en nous assurant que lorsqu’en tremblant nous frapperons aux portes du Royaume, on ne nous demandera pas note passeport !

Monseigneur, encore merci d'être venu ce matin. Nombreuses années, Père.



Père André Borrély


Merci père André,


merci pour les vingt années de ta vie entièrement consacrées, avec la  presbytéra Marie à tes côtés, au service de l’Eglise et de la paroisse Saint-Irénée. Tu as mis ta foi, ta ténacité et toutes tes connaissances au service de notre paroisse et de tes paroissiens. Lorsque tu as été soudainement investi de la responsabilité de conduire Saint-Irénée, après le retour à Dieu de P. Cyrille, en novembre 1994, notre paroisse était encore jeune. Elle avait tout juste onze années d’existence, c’était une nouveauté dans le diocèse grec-orthodoxe de France, une paroisse francophone, créée et implantée dans un quartier pauvre de Marseille par la foi, la ténacité et l’espérance de P. Cyrille et de quelques membres fondateurs, dont tu fus, avec la presbytéra Marie.
Il n’allait pas de soi de guider et de maintenir cette jeune paroisse dans la Tradition et l’orthodoxie. Il n’allait pas de soi non plus de succéder à père Cyrille. Nombreux étaient les dangers potentiels de déviations en tout genre. Mais tu avais en point de mire, dont tu ne t’es jamais écarté, l’orthodoxie, la vraie foi. Tu as su conduire et maintenir cette jeune paroisse dans la Tradition, dans une bonne orthodoxie, ouverte, intelligente, qui intégrait les enseignements des Pères et les rendait actuels dans la société française de cette fin du vingtième siècle. Il fallait pour cela au moins deux qualités ou conditions préalables : une connaissance profonde de l’orthodoxie passée et présente, et une bonne dose de ténacité, voire d’obstination, au sens positif du terme.
Tu possédais, par ta formation de philosophe, d’helléniste et de théologien, la connaissance profonde, non seulement de la théologie, mais aussi de la célébration liturgique byzantine. Tu connais, aimes et respectes par-dessus tout l’ordo byzantin, et tu as veillé scrupuleusement à ce que nos célébrations respectent cette tradition liturgique. Tu allais souvent vérifier dans le gros volume d’ordo en grec que nous recevons tous les ans du Patriarcat, si tel ou tel jour, pour telle ou telle fête, c’était bien tel ou tel texte qui devait être lu, ou quelle devait être la couleur des ornements liturgiques etc.. C’est sur ton insistance que la paroisse en est arrivée à la célébration de matines d’une heure avant toutes les liturgies du matin, dominicales ou de fêtes. Personne ne songerait aujourd’hui à remettre en question une célébration qui est entrée dans la tradition liturgique de notre paroisse. Tu as aussi insisté pour que les baptêmes se déroulent pendant la liturgie, à la fin des matines dominicales, pour que la valeur liturgique du baptême soit ainsi affirmée, et aussi, pour que la/le nouvelle/nouveau baptisé /e soit accueilli/e  par la communauté, dans l’Eglise, et puisse tout de suite participer à la communion. Cette habitude n’est pas encore généralisée, mais ces baptêmes pendant la liturgie sont maintenant très généralement acceptés.
C’est grâce à ton attention constante, à ton souci de ne pas nous éloigner de la grande Tradition, tout en la faisant vivre à Marseille, avec notre temps, que ce qui nous paraît évident aujourd’hui, vingt ans plus tard, à savoir le fonctionnement de la paroisse francophone Saint-Irénée comme paroisse orthodoxe pleinement dans la Tradition, a pu devenir une réalité quotidienne. C’est ta connaissance profonde et ton sens de l’orthodoxie qui ont permis aussi à notre paroisse d’être un creuset, un lieu d’accueil liturgique et ecclésial, où pouvaient se reconnaître des fidèles d’origine nationale très variée.  C’est parce que Saint-Irénée est restée, sous ta conduite, fidèle  au socle commun de base, ancien, profond, solide de l’orthodoxie, que ceux qui venaient d’ailleurs, d’autres langues et d’autres traditions, pouvaient se retrouver. C’est ce qui fait la force de l’orthodoxie. C’est ce que tu nous as aidés à préserver.
Merci pour tout cela, cher père André, merci pour tout ce que tu as donné ; nous essaierons avec l’aide du Seigneur, de continuer dans cette voie. Reste auprès de nous par ta prière, tes conseils. Prie pour nous, comme nous prions aussi pour la presbytéra Marie et pour toi.
Au nom des fidèles de Saint-Irénée et en mon nom propre,
Avec toute notre affection en Christ,


Père Daniel