Vie de la paroisse

Fête paroissiale de l'église Saint Irénée       le 18 septembre 2016

Comme chaque année à cette même période nous avons fêté Saint Irénée, patron  de notre paroisse dans la joie et la bonne humeur.

Des fidèles des différentes paroisses de Marseille se sont joints à nous pour célébrer la liturgie de Saint Irénée. Après la liturgie, nous nous sommes retrouvés pour des agapes festives.

 

 Un magnifique buffet nous attendait préparé avec goût et amour par les paroissiennes et les paroissiens.

 

Le p. Cyril Constanza et le p. Jean Gueit nous ont rejoints avec leurs épouses et d’autres fidèles de leurs paroisses respectives à la fin de leur liturgie.

 

La journée s'est terminée dans la joie et la fraternité.

 


Visite de Mgr Jean à la paroisse                   St Hermogène de Marseille

 

 

 

 

Les 2 et 3 Octobre, Mgr Jean de Charioupolis a rendu visite à la paroisse St Hermogène de Marseille, à l’occasion de la fête des saints hiérarques de Moscou, parmi lesquels figure le protecteur de l’église.

 

  Le samedi, l’Archevêque Jean, accompagné de l’archiprêtre Jean (Gueit) et du secrétaire Jean Charmois, a été reçu par le Maire du 8° arrondissement, dans lequel se situe l’église, puis par Mgr Pontier, archevêque catholique de Marseille et président de la conférence des évêques de France. Tous deux ont réservé à Monseigneur Jean un accueil très chaleureux.

 

L’Archevêque a ensuite rencontré les paroissiens de Saint Hermogène, avant de célébrer avec eux la Vigile de la fête.

 

  Le dimanche il a présidé la Divine Liturgie, entouré du père Jean, recteur de la paroisse et du père Serge (Vaes). Au cours de la célébration, il a élevé le père Jean à la dignité d’archiprêtre mitré.

 

  Dans l’homélie qu’il a prononcée, l’Archevêque Jean a rappelé que le premier commandement (« Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton  âme et de tout ton esprit ») est indissociable de l’amour du prochain et qu’un chrétien  ne peut proclamer qu’il aime Dieu, qu’il ne voit pas, s’il est incapable d’aimer ceux qu’il voit près de lui.

 

Après la liturgie, tous les participants se sont rassemblés pour de chaleureuses agapes dans les locaux de l’église St Irénée, paroisse francophone de la Métropole grecque,

 

où les a accueillis chaleureusement le père Daniel (Bresson), recteur de la paroisse ainsi que plusieurs paroissiens, amis de longue date de la paroisse St Hermogène.

 


Fête paroissiale Saint-Irénée


Dimanche 27 septembre 2015 a eu lieu la fête patronale de la paroisse Saint-Irénée. Le Métropolite Monseigneur Emmanuel a présidé la liturgie pontificale concélébrée par les pères Ioannikios (église de la Dormition), Daniel (Saint Irénée), et Georges (Saints Côme et Damien, Avignon), en présence des pères André et Joachim. Une nombreuse assistance, venant des paroisses de Marseille et aussi d’Avignon, avec beaucoup d’enfants ont assisté à cette liturgie de fête, portée par la chorale de Saint-Irénée, renforcée par les apports des autres paroisses.
A la fin de la liturgie, Mgr. Emmanuel, dans son homélie qu’il a bien voulu nous communiquer pour que nous la publiions, a remercié le P. André pour les vingt années de service assurées avec un grand dévouement à la tête de la paroisse Saint-Irénée et a exprimé toute sa confiance  à P. Daniel pour poursuivre la tâche accomplie par P. Cyrille et P. André. P. Daniel a remercié  très vivement Mgr. Emmanuel pour sa présence, et souligné que les paroisses ont besoin de vivre concrètement la sollicitude de l’Eglise que  leur pasteur leur manifeste par sa présence. Puis il a remercié P. André au nom de la paroisse (« Merci, père André », texte ci-contre). Père André a répondu au Métropolite, et nous a confié le texte que nous publions ici-même.
Des agapes festives, magnifiquement préparées par les paroissiennes et  les paroissiens, nous ont ensuite rassemblés dans une ambiance de fête et de joyeuse fraternité, pour lesquelles le P. Jean Gueit nous a rejoint avec un groupe de paroissiens, après la fin de la liturgie à Saint-Hermogène. Cela nous a apporté un grand réconfort  de de nous retrouver pour cette journée festive avec nos amis des paroisses de Marseille et d’Avignon, et de partager avec eux, autour de notre Evêque, la communion  au corps du Christ et aux nourritures terrestres.
Merci à tous,

 


« Orthodoxes à Marseille »

HOMÉLIE

Le Métropolite Emmanuel, de FranceDimanche 27 septembre 2015 à la paroisse Saint-Irénée

Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit,

« Vous serez des pêcheurs d’hommes » dit le Christ à saint Pierre dans la lecture évangélique d’aujourd’hui (Luc 5, 1-11). L’appel et la vocation des premiers disciples du Christ rendent d’autant plus importantes ces paroles. Mais qu’est-ce qu’être pêcheur d’homme ? Il ne faudrait pas tomber dans la tentation de penser que l’Église appâte ses fidèles par des miracles flamboyants. Aujourd’hui, le véritable miracle de l’Église réside dans sa normalité. L’extraordinaire habite l’ordinaire. À contre-pied  du sensationnalisme de notre époque marquée par l’image et le buzz, nous avons toujours plus besoin de stabilité. Cette stabilité, c’est ce que nous offre l’Église.

Pour autant, stabilité ne veut pas dire se fossiliser dans une pure adoration du passé. Il s’agit de faire de l’espérance en la vie éternelle la condition de notre vocation chrétienne. Devenir pêcheur d’hommes, ne veut pas dire non plus convaincre. Effectivement, nous pourrions être tentés d’affirmer que nous possédons la vérité et qu’à ce titre l’évangélisation se résume à faire valoir nos arguments et convaincre ceux qui le voudraient bien. Or si nous croyons être les dépositaires de la vérité, nos arguments resteront bien en deçà de ce dont nous espérons être les témoins. Par ailleurs, parce que l’orthodoxie est une expérience totale, nous ne pouvons nous satisfaire d’un seul débat d’idées. Bien au contraire, l’adhésion ne peut venir que de l’intelligence si elle est elle-même liée au cœur.  La grande tradition philocalique nous apprend que la prière est la seule véritable manière d’évangéliser, car les mots sont vides de sens si l’Esprit-Saint ne les imprime pas dans le cœur.

Si faire des disciples du Christ n’en revient pas à convaincre, il s’agit alors de convertir. Si nous disons que tous les chrétiens sont des convertis, quel qu’en soit l’instant de notre vie, c’est bien parce que l’Esprit du Seigneur nous y pousse, parce qu’il nous transforme de l’intérieur pour que nous soyons agrégés au corps du Christ qu’est l’Église. Faire des disciples, être des pêcheurs d’hommes n’en revient donc pas uniquement à pousser à la conversion notre prochain, mais il consiste surtout à être nous-mêmes des convertis qui continuellement cherchons le miracle invisible du Christ dans nos vies.

Chers frères et sœurs en Christ,

Vous le savez, c’est toujours pour moi un immense plaisir d’être parmi vous. Je sais que ces derniers temps votre communauté connaît une évolution, certes nécessaire, mais comme toute évolution, elle nécessite pour vous de trouver un nouvel habitus ecclésial. Je tiens à féliciter et à remercier le Père André Borrély pour la dévotion qu’il a démontrée pendant tant d’années au service de cette communauté, dont il avait reçu la responsabilité après le décès du Père Cyrille Argenti. Je pense très sincèrement que nous devons nous réjouir qu’une troisième génération de prêtres prenne progressivement la direction spirituelle de votre paroisse. Le Père Daniel a lui aussi toute ma confiance. Parallèlement, c’est toute votre communauté qui doit être félicitée pour son courage et sa persévérance, ainsi que pour le témoignage qu’elle porte du message évangélique dans la société marseillaise. Je parlais précédemment de stabilité. C’est la qualité qui vous caractérise le mieux et je vous en félicite.

Que Dieu vous bénisse !


P. André a bien voulu nous confier le texte de sa réponse à Mgr. Emmanuel lors de la liturgie du 27 septembre, fête paroissiale de Saint-Irénée, pour les paroles de remerciements que celui-ci lui avait adressées à l’occasion de sa retraite (la Rédaction).



Monseigneur,

Bénissez.

Les paroles imméritées que vous venez de m’adresser avec l’affection que vous m’avez  souvent témoignée depuis que j’ai l’honneur de servir le Christ sous votre omophore, ces paroles m’émeuvent plus que je ne saurais dire.

Il y a plus de 44 ans que, par l’entremise du très regretté et fol en Christ  père Cyrille, je fus reçu dans l’Orthodoxie. Nos liens furent resserrés par le fait qu’il signa ensuite, avec la ferveur qu’il mettait dans tout ce qu’il faisait, le co-témoignage requis pour l’ordination diaconale. Il m’avait écrit dans une lettre : Mon âme est en symphonie avec la vôtre. Si je le qualifie de fol en Christ, c’est parce qu’il eut l’audace tranquille de me donner la chrismation dès la deuxième liturgie à laquelle il me fut donné de prendre part.

Dans les mois bien difficiles que je viens de vivre, j’ai longuement médité ce qu’il m’avait dit de la paroisse Saint Irénée un jour : c’est une belle paroisse. De fait, ne fallait-il pas être quelque peu fol en Christ pour faire ce que firent certains d’entre vous qui vinrent me chercher à Six-Fours le samedi soir ou le dimanche matin, faisant un second aller-retour Marseille-Six-Fours-Marseille au décours de la divine liturgie dominicale. Comment voulez-vous que je puisse oublier cela ?

Un prêtre est un charbon : froid, il nous salit, ardent, il nous réchauffe et nous éclaire. Mais il peut arriver qu’il soit en conscience tenu de nous aider à cautériser ce qui nous empêche d’entrer dans l’acte générateur éternel du Père qui fait à son Fils le don de son vivifiant Esprit et qui par ce don fait de son Fils le Réceptacle éternel de l’Esprit et, partant, ici-bas, son unique Dispensateur. A tous ceux et celles à l’égard desquels je fus peut-être parfois un charbon froid, je demande pardon.

Et comment oublier le geste de Mgr Mélétios, le 16 octobre 1983, déposant dans mes mains l’Agneau après l’épiclèse et me disant : Reçois ce dépôt : tu devras en rendre compte au jour du Jugement.

Depuis que la France a cessé de dépendre de l’archevêché londonien de Thyateiron, trois métropolites se sont succédé à la tête de la sainte Métropole de France : Mgr Mélétios, Mgr Jérémie et Mgr Emmanuel. Or tous trois ont incarné ou continuent d’incarner l’épiscopat orthodoxe dans la même perspective, chacun, comme il est normal, avec son altérité personnelle. Je trouve qu’on ne rend pas assez grâces à Dieu d’avoir eu et d’avoir encore trois métropolites qui, sans faire de bruit, lentement, patiemment mais sûrement, rayonnent un épiscopat sacrificiel, humble qu’un texte liturgique et un verset de saint Paul évoquent infiniment mieux que mes pauvres paroles ne sauraient le faire. Le texte liturgique est la première des sept prières sacerdotales du Lucernaire. Ce que la sainte Eglise dit à son Epoux divin me parait bien évoquer ce qu’il y a eu ou ce qu’il y a encore d’essentiel dans l’épiscopat des trois métropolites sous l’omophore de qui le dessein divin fut que je vive ma prêtrise.

La première prière du lucernaire dit au Dieu triunique qu’il est puissant lorsqu’il est miséricordieux. Il ne s’agit pas d’être gentil mais bon. Il ne s’agit pas d’être pur au point de devenir dur. Il ne s’agit pas de situer le contraire du péché dans la vertu mais dans la foi et l’amour.

Quant à saint Paul, écrivant aux pagano-chrétiens de Corinthe, il a cette formule admirable : Nous ne sommes pas les maîtres de votre foi, nous sommes les serviteurs de votre joie. (II Co. 1, 24). Et quelques mois plus tard, ici même, vous avez récidivé en nous assurant qu’au jour du Jugement, on ne nous demandera pas notre passeport.

Monseigneur, merci d’avoir bien voulu présider cette divine liturgie. Avant de vous demander de ne pas nous oublier dans vos saintes prières, laissez-moi vous conter comment, à la liturgie d’ordination presbytérale du p. Elie, alors que je venais de faire votre connaissance depuis moins d’une heure, et n’ayant pas encore pu faire l’expérience de la bonté, de l’estime, de la confiance et de la prévenance que vous ne tarderiez pas à me manifester, j’ai eu l’évidence que vous alliez incarner le type d’évêque qu’attend le peuple de Dieu en ce troisième millénaire de l’existence de la sainte Eglise. Devant prononcer la prière autorisant le nouveau prêtre à entendre les confessions, vous vous êtes adressé à moi en quête d’un "Arkhiératikon" (recueil contenant les offices propres à l’Eglise orthodoxe, notamment offices réservés à la fonction épiscopale) en langue française. Mais je n’avais pas du tout prévu une cette éventualité. Vous vous êtes alors résigné à lire le texte en grec, mais la lecture fut précédée du commentaire suivant : J’espère que le Seigneur comprend le grec. Un tel humour dans un tel contexte me porta à penser qu’une page était définitivement tournée et que j’avais eu raison de rassurer le père Cyrille qui, au décours de l’ultime liturgie pascale que nous concélébrâmes, le 18 avril 1994, malgré la solidité qui le caractérisait, demeurait un homme fragile et angoissé. Il m’avait demandé si désormais les évêques pourraient revenir sur ce qu’ils avaient accordé jusqu’ici à Saint-Irénée, soutiendraient, encourageraient ce qui est la raison d’être de notre paroisse : la déconnexion du liturgique et de l’ethnique. Avec Mgr Jérémie le père Cyrille pouvait être tranquille. Mais après Mgr Jérémie ? Après Mgr Jérémie est venu Mgr Emmanuel, envoyé par  Dieu, ainsi que nous le qualifions au moment de la "Fimi", quand, dans la divine liturgie épiscopale de langue grecque, nous proclamons les titres de l’évêque célébrant. Il est loin le temps où, à Toulon, un consul honoraire disait, en pénétrant dans l’église de la Sainte Trinité : Ici je suis en Grèce. Et à la même époque, à Marseille, un consul général disait au jeune père Cyrille : Cela ne me fait rien qu’un Grec soit athée pourvu qu’il soit orthodoxe. Un Français sera tenté de penser que ce consul était idiot. Ce serait oublier que la conversation eut lieu en grec et que ce Monsieur a dû dire, non point orthodoxe, mais grec-orthodoxe.

Et alors toute la question est de savoir si l’on est grec ou français avant d’être orthodoxe ou bien orthodoxe avant d’être français ou grec. En France nous avons connu la même hérésie avec Charles Maurras, fervent catholique devant l’Eternel, directeur de conscience – je ne dirai pas père spirituel cette appellation est trop belle pour qu’on la dévoie et la pollue -- mais athée depuis l’adolescence et avec un entêtement de mulet, convaincu de la culpabilité de Dreyfus qui, étant juif, ne pouvait être que coupable.

Et ici-même, peu de temps après l’ordination du P. Elie, vous avez récidivé en nous assurant que lorsqu’en tremblant nous frapperons aux portes du Royaume, on ne nous demandera pas note passeport !

Monseigneur, encore merci d'être venu ce matin. Nombreuses années, Père.



Père André Borrély


Merci père André,


merci pour les vingt années de ta vie entièrement consacrées, avec la  presbytéra Marie à tes côtés, au service de l’Eglise et de la paroisse Saint-Irénée. Tu as mis ta foi, ta ténacité et toutes tes connaissances au service de notre paroisse et de tes paroissiens. Lorsque tu as été soudainement investi de la responsabilité de conduire Saint-Irénée, après le retour à Dieu de P. Cyrille, en novembre 1994, notre paroisse était encore jeune. Elle avait tout juste onze années d’existence, c’était une nouveauté dans le diocèse grec-orthodoxe de France, une paroisse francophone, créée et implantée dans un quartier pauvre de Marseille par la foi, la ténacité et l’espérance de P. Cyrille et de quelques membres fondateurs, dont tu fus, avec la presbytéra Marie.
Il n’allait pas de soi de guider et de maintenir cette jeune paroisse dans la Tradition et l’orthodoxie. Il n’allait pas de soi non plus de succéder à père Cyrille. Nombreux étaient les dangers potentiels de déviations en tout genre. Mais tu avais en point de mire, dont tu ne t’es jamais écarté, l’orthodoxie, la vraie foi. Tu as su conduire et maintenir cette jeune paroisse dans la Tradition, dans une bonne orthodoxie, ouverte, intelligente, qui intégrait les enseignements des Pères et les rendait actuels dans la société française de cette fin du vingtième siècle. Il fallait pour cela au moins deux qualités ou conditions préalables : une connaissance profonde de l’orthodoxie passée et présente, et une bonne dose de ténacité, voire d’obstination, au sens positif du terme.
Tu possédais, par ta formation de philosophe, d’helléniste et de théologien, la connaissance profonde, non seulement de la théologie, mais aussi de la célébration liturgique byzantine. Tu connais, aimes et respectes par-dessus tout l’ordo byzantin, et tu as veillé scrupuleusement à ce que nos célébrations respectent cette tradition liturgique. Tu allais souvent vérifier dans le gros volume d’ordo en grec que nous recevons tous les ans du Patriarcat, si tel ou tel jour, pour telle ou telle fête, c’était bien tel ou tel texte qui devait être lu, ou quelle devait être la couleur des ornements liturgiques etc.. C’est sur ton insistance que la paroisse en est arrivée à la célébration de matines d’une heure avant toutes les liturgies du matin, dominicales ou de fêtes. Personne ne songerait aujourd’hui à remettre en question une célébration qui est entrée dans la tradition liturgique de notre paroisse. Tu as aussi insisté pour que les baptêmes se déroulent pendant la liturgie, à la fin des matines dominicales, pour que la valeur liturgique du baptême soit ainsi affirmée, et aussi, pour que la/le nouvelle/nouveau baptisé /e soit accueilli/e  par la communauté, dans l’Eglise, et puisse tout de suite participer à la communion. Cette habitude n’est pas encore généralisée, mais ces baptêmes pendant la liturgie sont maintenant très généralement acceptés.
C’est grâce à ton attention constante, à ton souci de ne pas nous éloigner de la grande Tradition, tout en la faisant vivre à Marseille, avec notre temps, que ce qui nous paraît évident aujourd’hui, vingt ans plus tard, à savoir le fonctionnement de la paroisse francophone Saint-Irénée comme paroisse orthodoxe pleinement dans la Tradition, a pu devenir une réalité quotidienne. C’est ta connaissance profonde et ton sens de l’orthodoxie qui ont permis aussi à notre paroisse d’être un creuset, un lieu d’accueil liturgique et ecclésial, où pouvaient se reconnaître des fidèles d’origine nationale très variée.  C’est parce que Saint-Irénée est restée, sous ta conduite, fidèle  au socle commun de base, ancien, profond, solide de l’orthodoxie, que ceux qui venaient d’ailleurs, d’autres langues et d’autres traditions, pouvaient se retrouver. C’est ce qui fait la force de l’orthodoxie. C’est ce que tu nous as aidés à préserver.
Merci pour tout cela, cher père André, merci pour tout ce que tu as donné ; nous essaierons avec l’aide du Seigneur, de continuer dans cette voie. Reste auprès de nous par ta prière, tes conseils. Prie pour nous, comme nous prions aussi pour la presbytéra Marie et pour toi.
Au nom des fidèles de Saint-Irénée et en mon nom propre,
Avec toute notre affection en Christ,


Père Daniel